Ça se passait un 25 octobre 1964 : La course légendaire de Jim Marshall… dans la mauvaise direction
Le 25 octobre 1964 entrait dans l’histoire de la NFL comme l’une des journées les plus embarrassantes et mémorables de tous les temps. Au Kezar Stadium de San Francisco, Jim Marshall, l’ailier défensif des Vikings du Minnesota, récupérait un échappé du quart-arrière Billy Kilmer des 49ers au quatrième quart alors que son équipe menait 27-17. Ce qui suivait allait devenir l’un des moments les plus célèbres et les plus gênants de l’histoire du football professionnel : Marshall partait en trombe sur 66 verges… directement vers sa propre zone des buts. Croyant avoir marqué un touché, le vétéran de quatre ans lançait le ballon hors limites en célébration, accordant ainsi un sûreté de deux points aux 49ers.
La confusion totale régnait sur le terrain alors que les coéquipiers de Marshall tentaient désespérément de lui crier qu’il courait dans la mauvaise direction. Même le joueur de ligne offensive Grady Alderman qualifiait plus tard cet événement comme « la chose la plus folle qu’il avait jamais vue ». Cette gaffe monumentale réduisait l’avance des Vikings à 27-19, mettant une pression inattendue sur l’équipe du Minnesota qui devait maintenant défendre son avance contre des 49ers revigorés. L’incident devenait instantanément l’un des moments les plus diffusés et rediffusés de l’histoire de la NFL, immortalisant Marshall pour toutes les mauvaises raisons.
Heureusement pour Marshall et les Vikings, l’histoire connaissait une fin relativement heureuse. Malgré cette bourde spectaculaire, le Minnesota tenait bon et remportait le match 27-22, évitant ainsi à Marshall l’humiliation supplémentaire d’avoir coûté la victoire à son équipe. Cette course dans la mauvaise direction ne définissait pas la carrière de Marshall, qui devenait l’un des joueurs défensifs les plus durables de l’histoire de la NFL avec 282 matchs consécutifs joués et un record de 29 échappés adverses récupérés en carrière. Néanmoins, ce moment du 25 octobre 1964 demeurait gravé dans la mémoire collective comme un rappel que même les meilleurs athlètes professionnels peuvent connaître des moments de confusion totale sous les lumières du stade.
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