Ça se passait un 2 décembre 2002: Tim Brown et Jerry Rice réécrivent le livre des records
Le 2 décembre 2002, lors d’un match du Monday Night Football au Network Associates Coliseum d’Oakland, deux légendes des Raiders réécrivaient simultanément le livre des records de la NFL. Dans une victoire de 26-20 contre les Jets de New York, Tim Brown devenait le troisième joueur de l’histoire à atteindre le plateau des 1 000 réceptions en carrière, rejoignant ainsi Jerry Rice et Cris Carter dans ce club exclusif. L’ironie de ce moment historique résidait dans le fait que Rice, coéquipier de Brown avec les Raiders, ajoutait lui-même des réceptions à son total record ce soir-là, les deux receveurs légendaires partageant la vedette dans une soirée mémorable pour le football professionnel.
Cette soirée du Monday Night Football prenait une signification encore plus spéciale lorsqu’on considérait le parcours de Brown pour atteindre ce jalon. Le receveur de 36 ans, qui avait passé toute sa carrière avec les Raiders depuis 1988, atteignait ce plateau devant ses partisans à domicile, entouré de ses coéquipiers et de Rice, le détenteur du record absolu avec plus de 1 500 réceptions à l’époque. Brown captait les quatre passes nécessaires pour franchir le cap des 1 000 réceptions, démontrant la constance et l’excellence qui avaient défini sa carrière de 15 saisons. Sa capacité à se libérer de la couverture et ses mains sûres faisaient de lui l’un des receveurs les plus fiables de l’histoire de la ligue.
Cette performance du 2 décembre 2002 symbolisait parfaitement la grandeur des Raiders à la position de receveur. Avoir deux membres du club des 1 000 réceptions sur la même équipe témoignait de la tradition d’excellence offensive de la franchise. Brown terminerait sa carrière avec 1 094 réceptions pour 14 934 verges et 100 touchés, des statistiques qui lui vaudraient une intronisation au Temple de la renommée en 2015. Pour les partisans des Raiders présents au stade ce lundi soir, ils assistaient à un moment historique qui célébrait non seulement la grandeur de Brown, mais aussi l’héritage durable de l’excellence offensive des Silver and Black.
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